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chameauDes chercheurs saoudiens publient dans le New England Journal of Medecine le premier cas avéré de transmission directe du coronavirus responsable du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient (CoV-SRMO) du chameau à l'homme.

Leur étude porte sur le cas d'un homme de 44 ans ayant succombé à l'infection après avoir soigné des chameaux au moyen-orient. Leurs recherches montrent que l'ADN viral retrouvé chez l'homme est en tout point similaire à celui trouvé chez l'animal, prouvant ainsi la transmission directe de l'agent pathogène par contact rapproché.

SOURCE : le New England Journal Of Medecine

jpg antibiogramme avec fluoresceineUne équipe canadienne vient de publier une nouvelle approche de lutte contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Cette fois ce sont les biofilms qui sont visés. Ces films biologiques produits par les bactéries rendent difficile voir impossible l'accès des antibiotiques, diminuant ainsi considérablement leurs effets.

Le peptide 1018, sujet de l'étude, inhiberait la formation des biolofilms par la bactérie et détruirait également les biofilms existants. Le peptide serait également efficace sur des souches particulièrement résistantes de P. aeruginosa, d' E. coli et de S. aureus.

 

SOURCE : PLOS Pathogens

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Le diagnostic du diabète sucré s'appuyait jusqu'ici sur la mesure de la glycémie, soit  à jeun (> 7 mmol/l), soit après deux heures dans le test de la tolérance orale au glucose (> 11,1 mmol/l). Un groupe international d'experts a proposé, en 2009, de considérer le HbA1c comme le principal critère diagnostique de Diabète sucré, à condition qu'une méthode standardisée par le DCCT/UKPDS soit utilisée (1). Un certain nombre d'avantages de la mesure du HbA1c pour le diagnostic d'un diabète sucré ont été mis en avant (tableau 1 points forts). Cette proposition a été reprise par l’ADA dans sa publication des «Standards of Medical Care in Diabetes – 2010 » (2), qui a également fixé les valeurs limites pour le diagnostic du diabète sucré ou du pré-diabète. En 2010, plusieurs publications ont comparé l'effet de la nouvelle recommandation sur le diagnostic de diabète sucré et du pré-diabète et sur la corrélation existante avec des complications micro et macro vasculaires secondaires dans la cohorte ARIC (Atherosclerosis Risk in Communities Study),  avec plus de 12 000 participants, le HbA1c a montré une bonne fiabilité diagnostique pour le diabète sucré (3); dans la cohorte NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) avec plus de 1000 participants, le taux de HbA1c était mieux corrélé à la rétinopathie diabétique que le taux plasmatique à jeun (4) et dans une cohorte de non-diabétiques, le  HbA1c était mieux associé au risque de diabète sucré ou de cardiopathie coronaire que le glucose plasmatique (5) toutefois, des voix critiques se sont également élevées, en particulier eu égard à la variabilité ethnique du HbA1c (6) et au fait que le HbA1c en tant que méthode de screening entraîne une reclassification du pré-diabète, c'est-à-dire que seulement 12 % environ de la population américaine présenterait un pré-diabète, contre 25 % approximativement avec la méthode du glucose plasmatique à jeun.Reste à savoir si la HAS  suivra ou non les recommandations des l'OMS !

                                                                                                                                                                                                   H.ASSAMI   

Tableau 1 : Utilisation de  l’HbA1c comme critère diagnostique pour le diabète sucré

 

Points forts

 

Points faibles (risques d’erreurs d’interprétation)

 

 

Méthode de mesure standardisée d’après DCCT/UKPDS

•Plus faible variabilité biologique (2%) que le glucose plasmatique à jeun (12 à 15%)

• Traduit mieux la glycémie chronique

• Meilleure corrélation et prédiction de complications secondaires

• Pré-analyse plus stable et indépendante de l’heure ou du stress

• Directive pour l'adaptation du traitement

 

 

• Lors d’hémoglobinopathies (HbS, HbC, HbF, HbE)

• Lors de turnover érythrocytaire augmenté (anémie hémolytique, transfusions sanguines

et hémolyse subclinique lors de VIH)

• Lors d'insuffisance hépatique ou rénale sévère

• Lors de diabète gestationnel, de diabète de type 1 ou de diabète sucré associé à une fibrose cystique

• Attention à l'interférence avec un déficit en fer (qui donne un HbA1c faussement élevé),

la prise de doses élevées de vitamine C et E et l’âge plus de 70 ans.

 

 

 

Littérature :

(1) Standards of Medical Care in Diabetes – 2010. ADA, Diabetes Care 2010, Vol 33; Suppl 11-24.

(2) Diagnosis and Classification of Diabetes Mellitus. ADA, Diabetes Care 2010, Vol 33; Suppl

62-69.

(3) Selvin E, Steffes MW, Gregg E et al. Performance of Glycated Hemoglobin for the

Classification and Prediction of Diabetes. Diabetes Care Sept. 2010, Epub ahead of print.

(4) Mann DM, Carson AP Shimbo D et al. Impact of A1c Screening Criterion on the Diagnosis of

Pre-Diabetes Among U.S. Adults. Diabetes Care 2010;33:2190-2196.

(5) Selvin E, Steffes MW, Zhu H et al. Glycated Hemoglobin, Diabetes, and Cardiovascular Risk

in Nondiabetic Adults. N Engl J Med 2010;362:800-811.

(6) Dagogo-Jack S. Pitfalls in the use of HbA1c as a diagnostic test. Nature Rev Endocrinol

2010;6:589-593.

 

 

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Décidément, nous n'avons pas fini de parler de la vitamine D !

Nos confrères du JIM, nous apprenne en effet qu'une nouvelle étude sur le déficit en vitamine D chez l'enfant au Pays-Bas vient d'être publiée (Huibers MHW et coll.: Vitamin D deficiency among native Dutch and first- and second-generation non-Western immigrants. Eur J Pediatr 2014 ; 173 : 583-88.)

Les enfants d’immigrants ont déjà été pointés comme particulièrement à risque de carence en raison des conditions socio-économiques, d’une peau souvent foncée s’opposant à l’action des UV et éventuellement d’habitudes vestimentaires allant dans le même sens.

Ce constat a donc incité des pédiatres néerlandais à conduire une enquête à Amsterdam, où la moitié de la population et les deux tiers des enfants sont d’origine immigrée. De janvier à juin 2011, les parents des sujets de 0 à 18 ans qui venaient consulter aux urgences de l’hôpital universitaire se sont vus proposer, s’ils avaient une prise de sang pour une autre raison, un dosage de 25(OH)D (par HPLC), avec un interrogatoire sur leur origine et leurs habitudes alimentaires. Les enfants ayant une maladie ou un traitement interférant avec la vitamine D ont été exclus.

Au total, 132 patients ont été étudiés : 35 de souche néerlandaise, 80 appartenant aux immigrés de 2nde génération et 17 issus de la 1ère génération. Le taux médian de 25(OH)D était dans ce groupe de population de 49 nmol/l (intervalle 6-264 nmol/l). 1/3 des patients avait un taux de 25(OH)D inférieur à 30 nmol/l et la moitié à 50 nmol/l.

Les enfants immigrants non occidentaux d’âge médian 104,7 mois (12,5-212 mois) avaient un taux médian de 25(OH)D de 38 nmol/l (de 9 à 113 nmol/l) versus 61 nmol/l (6-264 nmol/l) chez les néerlandais d’âge comparable (80 mois ; 13,2 à 198 mois) (p < 0,001). Les immigrants de 1ère génération avaient un taux médian de 31 nmol/l (9-111 nmol/l).

Après ajustement en fonction de l’âge, la saison de prélèvement, et le type de la peau (blanche, noire ou intermédiaire), les immigrants avaient, en comparaison de leurs pairs occidentaux, un risque de carence (< 30 nmol/l) augmenté (odds ratio [OR] = 3,87 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 1,13 à 13,29 ; p = 0,03), mais aussi d’insuffisance (< 50 nmol/l) (OR = 3,57 ; IC95 de 1,26 à 10,14 ; p = 0,02).

Malgré les recommandations de supplémentation avant 4 ans, seuls 9 enfants sur 23 en recevaient avant cet âge et 13 seulement sur 98 chez les plus âgés.

La carence en vitamine D (et sa prophylaxie) sont donc toujours d'actualité !

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