Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux

Excellence - Ethique - Conscience

 

Pour une Biologie Médicale unie et indivisible

avenir

Bonjour à tous ! Comme promis voici les résultats de notre sondage sur la réforme de l’internat de biologie médicale discutée actuellement aux ministères de la santé et de l'enseignement supérieur :Vous avez été 143 à participer à ce long sondage et la plupart d’entre vous nous ont laissé des commentaires à chaque question pour préciser votre opinion ! Une synthèse complète des positions du SJBM sur la réforme du DES de biologie médicale verra prochainement le jour. Merci à tous pour vos enrichissantes remarques qui guideront nos actions ;-) Voici les résultats bruts avec un commentaire par analyse, vous trouverez d’autres commentaires tout en bas de l’article ;-)

1) Êtes-vous ?

Sans titre1

Un Homme 82 57 % Une Femme 61 43 %

2) Êtes-vous encore interne ?

Sans titre2

OUI 60 42 % NON 83 58 %

3) Votre formation d'origine ?

Sans titre3

Médecin 50 35 % Pharmacien 93 65 %

4) Êtes-vous globalement satisfait de votre formation ?

Sans titre4

OUI 90 63 % NON 53 37 %

5) Dans quelle région suivez-vous ou avez-vous suivi votre internat ?

Île-de-France 34 24 %

Nord-Est 25 18 %

Nord-Ouest 24 17 %

Rhône-Alpes-Auvergne 12 9 %

Sud 12 9 %

Sud-Ouest 20 14 %

Ouest 14 10 %

6) La formation est-elle selon vous équivalente sur l'ensemble du territoire ?

Sans titre6

OUI 12 8 % NON 131 92 %

Questions 1 à 6 :

Dans cet échantillon représentatif de biologistes (répartition médecins/pharmaciens – hommes/femmes – internes/biologistes) un tiers des répondant n’est globalement pas satisfait de la formation et considère qu’il existe de grandes disparités de formation entre les régions.

Vous êtes majoritairement favorables à une uniformisation de la formation, avec référentiels nationaux et examens validant.

Commentaire : « Pour avoir pu me former également dans deux autres CHU dont un dans une autre inter-région, j'ai été marqué par la très grande disparité de formation : cela va de l'absence totale de cours et de suivi des internes à l'excès inverse (cours, examens, oraux). »

7) Concernant la durée de l'internat : 4 ans c'est ?

Sans titre7

Trop court 32 22 % Trop long 9 6 % Parfait 102 71 %

8) Si on devait passer à 5 ans : Seriez-vous en faveur d'un socle de 3 ans de polyvalence avant deux ans de spécialisation ou un socle de 2 ans avant 3 ans de spécialisation ?

Sans titre8

3 + 2 74 52 % 2 + 3 67 48 %

La majorité s’exprime en faveur d’un internat de 4 ans, suffisant pour un exercice en pleine responsabilité mais à la condition d’améliorer la qualité de la formation durant ces 4 années et de responsabiliser l’interne.

La plupart des répondants qui se prononcent pour un allongement du DES à 5 années le souhaitent dans le cadre d’une sur-spécialisation, aucune tendance ne se dégageant pour le réaliser sous la forme de 2 + 3 ans ou de 3 + 2 ans.

Commentaire :« C'est déjà trop long. La sur-spécialisation ne doit pas se faire dans le cadre d'un internat mais d'un clinicat ou d'un assistanat. La proposition d'allongement de l'internat vise à trouver de la main d'œuvre pas chère pour l'hôpital ? ? ? »

9) Les cours de DES : doivent t-ils faire leur retour dans toutes les régions ?

Sans titre9

OUI 135 94 % NON 8 6 %

10) Si OUI, Pensez-vous qu'il faille harmoniser au niveau national le contenu des cours de DES, ou garder des spécificités régionales ? Sans titre10

OUI 116 82 % NON 25 18 %

Une large majorité s’exprime en faveur d’une harmonisation nationale avec cours magistraux de DES, principalement en niveau 1. Ces cours devraient être inclus dans les deux demi-journées par semaine de formation théorique réglementaires (mais non respectés !!). Vous trouvez majoritairement inacceptables que le socle de connaissances ne soit pas transmis par nos chefs à l’hôpital, alors que l’enseignement fait partie de leur devoir (et de leurs émoluments). La plupart d'entre vous pense que ce socle commun ne doit pas empêcher certaines spécificités d'être enseignées en sus.

Commentaire : « Une large base commune semble inévitable de manière à ce que les jeunes diplômés puissent exercer leurs compétences sur tout le territoire. S'il y a des spécificités régionales (en rapport notamment avec le thème de recherche du laboratoire accueillant), rien n’empêche une formation plus poussée pour les internes y passant un semestre mais pas au détriment d'une formation nationale commune »

11) Faut-il un examen validant en fin de chaque stage ?

Sans titre11

OUI 106 74 % NON 37 26 %

Une relative majorité s’exprime en faveur d’un examen validant en fin de stage, principalement lors du niveau 1. A pondérer car vous considérez que ces examens doivent rester les plus proches possibles de la pratique courante, basée sur des cas concrets et qu’il ne faut surtout pas qu’ils soient trop « scolaires ». Certains répondants insistent sur le fait qu’il ne faut pas qu’on l’on devienne des bêtes à examens, déconnectés de la réalité du terrain car l’on ne trouve pas tout dans les livres. En effet les qualités humaines, le sens du travail en équipe ainsi que l’implication sont également importants chez un biologiste accompli ;-)

Commentaire : « Pour avoir personnellement expérimenté des stages avec et sans examen final, les connaissances sont meilleures avec un examen final (obligeant à se poser des questions et à mettre en pratique ce qui a été vu au cours du semestre). Ceci devrait en tout cas s'appliquer au moins à tous les stages de niveau 1. »

12) Une réelle formation sur la "Qualité" doit-elle être mise en place (obligatoire et gratuite) ?

Sans titre12

OUI 136 95 % NON 7 5 %

Cette question fait quasi l’unanimité, pour vous, il faut une formation qualité obligatoire et gratuite dans le socle commun du DES. Les modalités sont discutées : stage « qualité » ? Module obligatoire durant l’internat ? Qualité au fil de l’eau dans chacun des stages ? Contenu national avec chapitres qualité dédiés pour chaque discipline (biochimie – microbio – hémato etc.) ? Vous considérer que les DU qualité sont une sélection par l’argent des internes et un moyen d’épaissir le portefeuille de certains opportunistes séniors...

Commentaire :« DU qualité chers et pas forcément accessibles partout, si la qualité est une des fonctions importantes du biologiste, alors il faut que ça soit dans la formation obligatoire donc gratuite et pendant l'internat. »

13) Faute de place, certains internes ne passent jamais dans certains stages... Faudrait-il, un niveau 1, des stages combinés (ex : Immuno/Parasito-Myco) afin que les internes soit formé dans toutes les matières ?

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OUI 88 62 % NON 55 38 %

Question délicate, une courte minorité est favorable au stage combiné, les autres préférant la souplesse, ayant peur de perdre le seul choix réel de stage de niveau 1 en saupoudrant inefficacement des connaissances dans les 2 matières. Certains pensent que la parasitologie et la mycologie font partie du socle de base des connaissances du biologiste et qu’ils doivent donc être obligatoires. Plusieurs d’entre vous suggèrent que dans le cadre d’un stage combiné une partie de l’immunologie devrait être appréhendée en biochimie et non en parasitologie – mycologie.

Commentaire : « Oui mais garder de la souplesse pour ceux et celles qui ont une idée de carrière et de spécialisation précise dès leur 1er semestre. »

 

14) Faut-il envisager une évaluation des enseignants encadrant les stages, afin d'assurer une amélioration continue de la formation ?14

OUI 115 82 % NON 26 18 %

Bien que la plupart se prononce en faveur d’une évaluation des enseignants, certains se montrent sceptiques sur l’utilité d’une telle évaluation aucune sanction n'étant prévue (pour l’instant … ?). Une évaluation des terrains de stage vous semble globalement plus cohérente avec possibilité de moduler les agréments de stages selon les retours des internes sur leur caractère formateur. Il est clair pour vous que certains enseignants n’ont pas leur place dans les CHU (ni CH…) et vous regrettez le fait que l’interne soit régulièrement livré à lui-même, sans aucun encadrement ni rôle défini.

Commentaire :« Plus qu'une évaluation, le temps de présence et de formation devraient mieux encadrés. Trop de stage où les internes se retrouvent abandonnés soit à des taches ingrates soit à des fonctions auxquelles ils ne sont pas aptes sans un regard séniorisé. »

 

15) Selon-vous, un stage de niveau 2 dans le privé est-il souhaitable ?

15

OUI 105 73 % NON 38 27 %

La majorité est favorable à la mise en place de stages dans le privé – à la condition que ceux-ci ne soient pas obligatoires – afin d’avoir une vision d’ensemble de la médecine ambulatoire pour choisir en âme et conscience l’exercice futur le plus approprié. A l’inverse et à juste titre, vous craignez que les internes (payés 1500 euros/mois par l’hôpital) ne remplacent les jeunes biologistes dans les laboratoires privés proches des CHU (et payés 5000 euros/mois par l’employeur ou associé ultra majoritaire…) avec baisse de salaire et chômage à la clé pour les biologistes. Pour vour l’un des risques majeurs serait un effet d’aubaine pour les puissants groupes financiers ayant des entrées au sein des ARS, de la faculté et de la direction des hôpitaux pour agréer leur laboratoire et profiter d’une main d’œuvre gratuite… Certains répondants précisent que pour ceux qui le souhaitent, les remplacements sont possibles et suffisants pour se faire une idée du versant libéral de la profession.

Commentaire : « Cette possibilité a été ouverte aux cliniciens, avec des stages en cliniques, en plus de stages traditionnels en cabinet de médecine générale. Cependant je ne suis pas sûr que l'idée soit bonne : l'enseignement ne fait pas partie des missions d'un LAM de ville. Il faudrait trouver un mode de rémunération des maitres de stages et qu'il ne s'agisse surtout pas de remplacement déguisé payé par l'ARS. Donc pas d'opposition sur le fond, mais grande difficulté à mettre en place pour que cela fonctionne. »

16) Seriez vous en faveur de la réalisation d'un stage clinique (urgence/réa/hémato/maladies inf... )16

OUI 85 60 % NON 56 40 %

Une courte majorité est favorable au stage clinique ou du moins mixte, à la condition que celui-ci soit cohérent dans la maquette et que cela ne pénalise pas l’organisation des services cliniques. Une majorité ne le souhaite pas obligatoire mais systématiquement proposé pour les maquettes spécialisées. L’encadrement doit par contre être renforcé et le rôle de l’interne bien défini afin qu’il soit une plus value auprès des patients et de ses confrères cliniciens.

Commentaire :« Les activités mixtes (biologistes consultants) sont un des moyens de sauver notre profession. Une formation clinique pendant l'internat est donc un atout intéressant. Par ailleurs, tout ce qui peut améliorer, dans les hôpitaux, les relations services de soins - laboratoire, est bénéfique pour la profession et les conditions d'exercice des futurs biologistes des hôpitaux. »

17) Le certificat de prélèvement doit t'il obligatoirement être acquis dès le niveau 1 ?

17

OUI 93 65 % NON 50 35 %

Une courte majorité s’exprime en faveur d’un certificat de prélèvement obligatoire dès le niveau 1 même s’il y a une crainte de perdre la main d’ici la fin de l’internat …

Commentaire :« On a pas mal de temps en niv 1 autant le mettre à profit. Et je suis aussi en faveur du système Dijonnais où les internes sont obligés d'aller effectuer régulièrement une journée dans un centre de prélèvement pdt leur cursus histoire d'être bien autonome sur tous les styles de prélèvements »

 

18) Pensez-vous qu'il faille rendre obligatoire une formation à la gestion d'entreprise?

18

OUI 73 52 % NON 68 48 %

Cette question divise beaucoup sur l’aspect « obligatoire » de la formation, vous êtes quasiment à l’unanimité favorables à garder une connaissance de la gestion et du management de personnel que ce soit à l’hôpital ou dans le privé afin de rester maîtres de votre outil de travail et de ne pas laisser exclusivement ce domaine à des non biologistes (DRH, PDG et autres financiers ou administratifs…). La mise en place d’un module obligatoire (et donc gratuit !!) de gestion – management de la santé comme c’est déjà le cas dans certaines régions peut être envisagée en niveau 2 pour les maquettes polyvalentes tout en restant optionnelle dans les maquettes spécialisées.

Commentaire : « Vu l'évolution de la biologie médicale, je pense malheureusement que de moins en moins de biologistes seront amené à véritablement gérer une entreprise. Par contre une formation, même courte, sur la gestion des relations humaines et de communication me semble nécessaire, puisque nous auront toujours un rôle de manager et de représentativité du labo vis à vis des autres professions de santé. »

 

 

Exprimez-vous librement dans cette dernière tribune, sur tout autre sujet relatif à l'organisation de l'internat en Biologie Médicale :« J’aime beaucoup ce que vous faites !!! :-) » « Le principe de la qualité que l'on nous impose ne peut-il pas s'appliquer a nos formations ? (Indicateurs, questionnaires de satisfaction ...). » « Je pense que le problème de notre formation est qu'elle est trop basée sur la théorie. Conséquence : on nous fait ingurgiter des quantités dingues de cours, même si on ne se destine pas à être spécialiste de tel ou tel matière et on nous déresponsabilise totalement en stage. En niveau 1, j'ai eu la douloureuse impression de retourner en externat !! » « Il est important de donner de l'éclat à l'internat de biologie médicale. » « Mot clé : Harmonisation médecine/pharma. » « Formation pertinente mais qui mérite un encadrement et un enseignement homogène selon les régions » « La biologie médicale doit être pensée pour son internat comme une spécialité médicale - comme l'anapath : c'est en investissant les services, en prenant le temps de nous imposer que nous pourrons devenir de vrais pathologistes (spécialisés dans le liquide, il est vrai). »

 

VOS COMMENTAIRES :

Questions 1 à 6 : « Grosses disparités de contenu des stages et des formations théoriques (quand elles existent) selon les inter-régions, voire au sein d'une même inter-région. Certains internes doivent déménager pour avoir une formation correcte dans certaines disciplines pour lesquelles la formation est mauvaise dans leur ville d'origine. « « Pas formé en bactério ! Pas formé en qualité ! La qualité devrait être obligatoire ! Responsabiliser les internes comme en médecine clinique ! Validation et prise de décision avec le biologiste responsable du service ! Faire de la technique oui !!!!Complètement d'accord ! C’est indispensable !!!! Mais pas seulement !!! Ne nous sommes pas là pour remplacer les congés maternités des techniciennes ou combler les trous niveau technique... » « Encadrement très aléatoire selon les laboratoires, avec une formation théorique inexistante. Cela dépend des inter-régions voire même des villes. Depuis la réforme de l'internat de biologie la formation est très inégale car les textes sont interprétés localement. » « D'abord rajouter un module sur la qualité obligatoire étant donner que l'accréditation et elle aussi obligatoire, on se doit d'avoir une bonne formation sur le sujet. En niveau 1 un stage de 6 mois séparé entre Biochimie et Immuno ça m'a l'air pas mal (3 mois et 3 mois), suffisant à mon avis pour avoir une première approche de la matière. » « Des différences selon les disciplines, la ville de stage, mais globalement formation équivalente (c'est l'implication de chaque interne dans la vie du service qui fait en grande partie sa formation). » « Je regrette la fin des cours magistraux et vrais examens aux DES => dévalorisation du diplôme +++ facilite l'obtention des équivalences pour les étrangers (DIS) Aucune formation » « Une validation des acquis semble nécessaire, une adéquation des différentes formation ainsi qu'une liste d'objectifs à atteindre seraient de bon ton. »

Questions 7 à 8 : « La durée du cursus n'est pas un problème, c'est le contenu qui pose problème... » « Des stages dans le privée devraient être obligatoire pour ceux qui veulent faire du privé... un semestre en tant que qualiticien devrait être obligatoire pour tous ! le DIU qualité ne devrait pas être payant ! Et ne devrait pas être sous le contrôle de certains dinosaures corrompus (qui préfèrent réserver le places aux biologistes du privée ! plus rentable !!!!) « Si les stages étaient adaptés ça serait parfait, pour certain c'est une perte d'1 an ou 2 pour stages inintéressants... » « L'idéal serait d'approfondir les matières biologiques dès les premières années de fac de pharmacie/médecine (trop de temps perdues avec des matières peu utiles pour la majorité des futurs professionnels) : une réforme sur l'ensemble du cursus pharmaceutique est à penser. » « Il vaut mieux le rallonger dans le cadre des DESC. » « Pas le temps d'acquérir un socle solide ET de se spécialisé c'est l'un ou l'autre » « Trop long ! En effet beaucoup de temps "perdu" en garde (mal formés, voire absence totale de chefs pour certaines disciplines... matériel très mauvais à mon époque, j'espère que ça a évolué dans le bon sens) Optimisation de la formation LARGEMENT POSSIBLE pour atteindre le même niveau en 2 ans. Il suffit de ne plus se servir des internes comme bouche trou de l'hosto et de leur offrir une VRAIE formation. Les DES sont trop lourds, en pratique les connaissances évoluent: la démarche scientifique, la démarche diagnostique, des notions pratiques (qualité, gestion de personnel), me paraissent beaucoup plus importantes que le contenu actuel des DES (notamment le nombre de crochets de tel taenia qui relève de l'enculage de mouches en pratique, ça n'aide pas le patient ni le clinicien, le diagnostic est évident, le traitement aussi... donc BON !!!! rester PRATIQUE) » « Pour de la biologie polyvalente : 3 ans d'internat - 1 stage de biochimie/immunologie - 1 stage d'hématologie/hémostase - 1 stage de parasitologie/mycologie - 1 stage de bactériologie/virologie - 1 stage polyvalent avec prélèvements obligatoires - 1 stage au choix pour compléter la formation le tout complété par un module OM2 renforcé en qualité Pour la biologie spécialisé : 2 ans supplémentaires » « Plus serait trop, c est déjà suffisamment long, et mettre une durée d internat aussi longue que les chirurgiens spécialisés friserait le ridicule. Il y a moyen d'apprendre plus de choses dans le même temps ou même en moins de temps en réorganisant un peu. » « Si on veut se spécialiser plus, il y a les postes d'assistant. J’ai trouvé que 2 ans de polyvalent (je suis spécialisée) c'était un peu court pour tout voir : j'ai pas mal de lacunes hors de ma spécialité. » « Un des arguments qu'on fait valoir certains prof de notre fac pour l'embauche de scientifiques était que nous n'étions pas assez spécialisés par rapport à eux. Je serai donc plus favorable à une spécialisation de 3 ans. » « C'est absurde! Plus de 60 % d'entre nous seront directeurs de site sans technique ou avec très peu de technique. Nous ne pouvons pas tous être sur les plateaux. Les services hospitaliers vont accentuer les regroupements et offriront peu de poste. Quel est l'intérêt d'allonger notre formation lorsque notre métier s'allège? Rajouter une année ne servirait qu'à fournir de la main d'œuvre bon marche pour permettre aux hospitaliers de travailler encore moins. » « Je pense que dans les 3 ans de spécialisation le M2 devrait être intégré. »

 

Questions 9 à 10 : « La question de l'harmonisation est presque secondaire sur le contenu puisque la biomed telle que pratiquée force à la convergence à ce niveau. Ce qui est plus à réfléchir c'est un volume d'enseignement par discipline (pour éviter que les cours de DES - déjà obligatoires - ne soient contournés comme actuellement par trois heures saupoudrées sur 6 mois...) » « Les internes de biologie étant peu nombreux, pourquoi pas des sessions de cours organisées par les collèges nationaux comme pour les internes de radiothérapie ou de médecine nucléaires. Cela permettrait d'homogénéiser la formation et d'avoir des cours de références faits par les grands pontes de la spécialité. De plus à mon sens il faudrait continuer les cours au niveau local, mais pas des cours fait par les internes, mais des cours préparés par les chefs. » « Harmoniser de toutes façons, les profs passionnés permettront d'avoir des spécificités régionales, mais pour les profs glandus, il vaut mieux viser une harmonisation avec un minimum vital... (Non je ne citerai personne !) »

 

Question 11 : « Systématiquement. Mais l'évaluation de l'interne doit prendre en compte le comportement, l'implication, les valeurs humaines et les compétences de l'interne. Les appréciations de fin de stage de bordeaux prennent en compte ces éléments. Contraignant, stressant, chronophage pour les internes et les encadrants, mais la seule solution pour vraiment impliquer les internes à réviser. Quant à la modalité d'examen : le plus proche de la pratique (pas de question de cours à réciter mais plutôt des mises en situation clinique !) » « Oui on vide souvent son cerveau à la fin du concours et réviser ses cours pendant l'internat paraît à mon avis nécessaire pour assurer une bonne formation parce que sans un examen validant, peu nombreux sont les personnes qui vont se remettre dans leur cours pendant l'internat après avoir bossé toute la journée à l'hôpital. » « En niveau 1 seulement. Faut pas exagéré ! On devrait être noté tout le long du stage.... ça serait plus juste et logique… Il y plein de personne qui ne savent pas tenir une pipette où n'ont aucun sens du travail en équipe ou encore le sens des responsabilités et qui sur un papier, théoriquement ils sont imbattables... « Pas en fin de stage mais en début de stage, après la formation initiale, ce qui tiendrait pour habilitation de l'interne au travail du biologiste et évite de crisper pendant 5 mois et demi » « Il faut valider les aptitudes des internes. On ne doit pas laisser passer des "incompétents" qui minent notre profession. » « Inutile au possible, car si on le rate, cela signifie que le service a échoué dans la formation de l'interne, d'autant plus qu'un examen n'est pas le reflet de la réalité et de la routine des labos, on est plus à l'école non plus. D'ailleurs les cours de DES ne doivent être que des supports reflétant le travail au labo, et non plus théorique. »

 

Question 12 :« Obligatoire et gratuite !!! » « Et en plus de cette formation, impliquer les internes dans la démarche qualité des labo (même les CHU s'y mettent maintenant) » « C’est indispensable. Mais il faut qqch de concret. Dans les stages, il faut également montrer la qualité aux internes. « Vous avez dit gratuite? Non. Le DU qualité permet de claquer un salaire, qui s'en priverait? » « Vu les exigences colossales de l'accréditation et le temps qu'il faut y consacrer au quotidien, il est absolument nécessaire que les internes y soient mieux préparés » « DU qualité = sélection par l'argent. Formation inégale. Opportunisme de certaines facs. Qualité incontournable en Biologie donc tronc commun nécessaire. INDISPENSABLE » « Quel biologiste peut prétendre, quelque soit sa spé, pouvoir se passer de la qualité ? A partir de là il semble indispensable de former tous les internes à la démarche et à ses outils. L'enseignement de la qualité en biologie médicale est devenu nécessaire. » « Oui ++ Il faudrait avoir des formations sur l'accréditation durant notre cursus » « C’est plutôt une formation pratique sur les terrains de stage qui est nécessaire » « Au même titre qu’un stage de prélèvement, une lecture de palu, les règles législatives (OM2) : c'est une nécessité et une règle qui définit le travail de biologiste dorénavant. « Il faut l'intégrer à chaque DES, en fonction des spécificités de chaque spé. Sinon, clairement, ça va être chiantissime, tempophage et pas productif. Passer par l'harmonisation nationale avec un chapitre qualité en biochimie, qualité en bactério, qualité en viro... au moins ça permettra d'avoir plusieurs visions de la qualité ! Ce qui est toujours enrichissant. » « Déjà expliqué précédemment, accréditation obligatoire, donc formation à la qualité obligatoire, what else ? » « C'est évident compte tenu de l'évolution du métier et de la place grandissante de la qualité. Devrait être obligatoire. Cela me semble évident au vu de la conjoncture actuelle. Il me paraît déjà tard pour y venir. Les internes commençant l'internat en 2013 vont sortir en 2017. L'accréditation sera déjà initiée dans tous les laboratoires à cette date. »

 

Question 13 « 3 mois en Immuno c'est clairement insuffisant (je ne connais pas la parasito et n'en ressens aucun manque). Survoler une spé ne fait que faire perdre du temps à tout le monde. » « INDISPENSABLE (c'est inimaginable de ne pas passer en immunologie ou en parasitologie/mycologie mais il faut combiner l'immunologie avec la biochimie, c'est un peu plus logique... et surtout plus cohérent car la parasito myco c'est plutôt lourd, 6 mois ne sont pas de trop si on veut être un peu à l'aise) » « Déjà qu'un stage ne suffit pas parfois à tout faire alors si on commence à faire du mixte ça va être la cata » « Joker » « Non la formation de base peut même se limiter à Hématologie, Bactériologie, Biochimie + Qualité » « Trois fois oui. »

 

Question 14 « Pourquoi pas mais inutile car si un formateur est mauvais, il ne va pas être viré pour autant » « Plus qu'un évaluation des enseignants, une évaluation des enseignements... » « Là on remet en question le système universitaire... Y a-t-il des évaluations des MCU et des PU? Il me semble que non, et niveau pédagogie j'ai vu des profs assez honteux, incapable d'expliquer avec de simples mots leur matière (souvenir de P1!)... évidemment, on voit bien à Toulouse la disparité entre les enseignants. Cela crée un réel souci de compétence dans certaines disciplines. Donc oui, les enseignants doivent être évalués, mais cela ne doit pas s'arrêter là, il faut trouver un moyen de les forcer à s'améliorer (ou les dégager de leur poste hospitalo universitaire) c'est difficile compte tenu du monopole de certains nuls dans certaines discipline. Comme cela se fait de plus dans l enseignement en général, pas de passe droit. Il ne faut pas y voir qu'une sanction mais permettre une amélioration des formations » « Il faut évaluer le laboratoire d'accueil et ne pas viser les personnels en personne. C'est l'affaire de l'agrément de stage délivré par l'ARS. Comment est-il délivré actuellement ? » « Parce que ça marche (sur des promos importantes où l'anonymisation est possible). Sur des effectifs de 4 ou 5 en roulement d'un labo à l'autre, ça peut vite pourrir l'ambiance. Il n’empêche que bien utilisé cela peut devenir un outil efficace. » « Le fait qu'un stage ne soit pas choisit reflète généralement le niveau de l'encadrement des stages donc pas nécessaire selon moi » « Il y en a qui se moquent du monde, soit en se planquant et en ne foutant rien (pas d'enseignement : "bah oui, vous réclamez des cours, mais on ne comprend pas, il y a plein d'ouvrages très bien faits") soit en faisant des cours de merde (désolé) et fanfaronnant qu'il y a des cours et que ce sont les internes qui sont nuls. Trop facile... alors autant savoir qui fait son boulot d'universitaire correctement » « OUI car nombreux sont les MCU qui font des cours vieux comme le monde ou ultra-théoriques car ils ne sont que trop rarement dans le laboratoire et sont plus souvent en recherche. Et donc leurs formations sont parfois inadaptées à la réalité du laboratoire »

 

Question 15« A rendre possible, mais non obligatoire. » « Cela peut être intéressant dans la mesure où de nombreux internes hésitent et se font une mauvaise image du privé , mais aussi permettrait de sensibiliser sur les problèmes de gestion et qualité peu mis en avant à l'hôpital ». « Surtout pas ! Les internes remplaceront les jeunes biologistes en place dans les villes universitaires => chute des salaires +++ » « Les plateformes périphériques polyvalentes n'ont pas la même activité ni la même politique qu'en privé. C'est comme choisir médecine général sans avoir fait de stage chez le praticien... » « Le risque de dérives est trop important (je pense aux labos qui souhaiteraient utiliser leur interne pour effectuer les remplacements "à l'oeil"), et ce serait inutiles aux nombreux internes qui ne souhaitent pas faire du privé. » « Le temps passé à l’hôpital est précieux en particulier pour ceux d'entre nous qui partent ensuite dans le privé. les spécificités du privé peuvent s'apprendre "sur le tas" lors de formations en première embauche, ou de remplacements en fin d’internat, Mais la biologie restant de la biologie, une solide formation hospitalière donne toutes les clés pour un passage réussi dans le privé ». « Fournir des troupes gratuitement ? » « Certains stages périphériques en province permettent d'acquérir une grande indépendance et le stage en privé pourrait permettre de compléter cette formation ne serait-ce que pour rencontrer des "vrais" patients. Dans le monde libéral, les moyens et le temps ne sont pas les mêmes et cela améliorerait peut être la gestion du secteur public pour les internes restant à l'hôpital après (CHG ») « Non, pour les internes motivés pour le privé, il y a toujours la possibilité d'effectuer des remplacements (d'autant plus que maintenant un cadre législatif existe pour). » « OUI !!!!!!!!!!!!!!! +++++++++++++++++ »

 

Question 16 « Au cas par cas, il faut quand même une cohérence dans la maquette ! Et en surnombre car un interne de bio de 7-8eme semestre a quand même sa clinique très loin derrière et n'assurera pas autant de taf qu'un clinicien. » « Cela me semble nécessaire, rien que pour comprendre certaines démarches diagnostic et pour améliorer la discussion avec les médecins » « A proposer systématiquement dans les maquettes spécialisées, ne pas rendre cette possibilité obligatoire (souplesse des maquettes). » « INDISPENSABLE +++ : que l'on soit pharmacien ou médecin, ça me parait fondamental, nous sommes trop éloignés de ce qui devrait guider notre pratique quotidienne : le malade. » « Mais attention à définir le rôle de l'interne en bio (surtout pharma) dans les services cliniques. Un mi-temps labo-service est peut être le compromis idéal. » « Oui, +++, avec la possibilité de la création de vraie passerelles en double sens. Actuellement, les passerelles sont empruntées dans le sens de la clinique vers laboratoire. Et c'est pas juste. » « Inutile à proscrire !!!!!!!!!!!! perte de temps !!!!!!! » « Pour les médecins, cela semble indispensable. C'était d'ailleurs obligatoire dans ma ville il n'y a pas si longtemps... Pour les pharmaciens, c'est un plus non négligeable. Il me semble que la sortie des biologistes du laboratoire vers les services est une des clefs du salut : les cliniciens doivent nous voir en plus de connaître nos voix. C'est en investissant ces champs là que nous ferons démonstration de notre plus value. De plus, le modèle de notre internat devrait être celui d'anatomopathologie : 5 ans et un stage clinique obligatoire en début d'internat avec la possibilité d'en refaire un plus tard et un stage hors filière. Un pharmacien biologiste peut être microbiologiste sans avoir jamais mis les pieds dans un service de maladies infectieuses : tout va bien. » « Pas forcément. Dans le cas des polyvalents par exemple je n'y vois pas grand intérêt. Dans certaines spé par contre c'est essentiel. » « Pour ceux qui se spécialiseraient en Hémato ou Microbio, ça serait très formateur de plonger ne serait-ce que le temps d'un stage du versant clinique; ça nous permettrait de savoir de quoi on parle et surtout d'acquérir de l'assurance dans les demandes de renseignements cliniques quitte à se déplacer pour voir le patient au lit. Bref, ça ne peut qu'apporter du bon. Les internistes qui se destinent à l'infectio passent bien en labo, pourquoi pas nous dans les services cliniques? »

 

Question 17« Pour tous les biologistes. Médecins et pharmaciens » « Trop d'années d'écart entre le certificat et la véritable pratique des prélèvements. » « Aucun intérêt. Ceux qui veulent faire des rempla le passent s'ils le veulent, les autres ont tout le temps pour faire ça » « Obliger les services de biochimie à avoir des liens intra hospitaliers pour que chaque interne passe systématiquement son certificat de prél en même TPS que le premier stage de bioch. » « Bien sur, et de façon bien plus encadrée que de lâcher des internes n'ayant jamais piqué sur les prises de sang d'une consultation recevant 30 patients en 2h avec des bilans de 20 tubes chacun... Traumatisation garantie pour bon nombre d'entre nous. Une formation encadrée, et validée (pas un simple papier signé sur demande sans réelle compétence) et dès la première année. » « En quoi le décaler est un frein? Nous ne pouvons remplacer dès le niveau 1 donc ça ne pénalise en rien les internes de niveau 1. » « Même pour les médecins (car les externes savent, paradoxalement, mieux prélever en artériel qu'en veineux) »

 

Question 18 « Une formation simple mais adaptée sur les pièges à éviter (TNS, achat de parts etc.). Un peu comme les conférences organisées par le SJBM (Marseille, Paris) avec des avocats spécialisés. » « Le survol actuel de la gestion d'entreprise ne remplacera jamais l'expérience acquise sur le terrain. Je pense que l'on apprend mieux au contact du quelqu'un qui la pratique au quotidien. » « Oui pour les internes désirant faire de la biologie privée indépendante (pour les autres...) » « Obligatoire, certes non. Fortement conseillée, même à ceux destinés à l'hôpital public, oui. » « Qu'il exerce dans le privé ou dans le public, le futur biologiste doit se préparer à exercer des fonctions de dirigeant. Il ne faut surtout pas laisser la gestion et la finance aux non biologistes. Il faudrait limite organiser un double cursus en partenariat avec les facs de gestion ou de vrais cours de gestion faits par des profs de gestion. Ou encore une formation nationale pendant une semaine de type séminaire avec des experts comptables et des hommes de l'art. A mon avis c'est le seul module qui mériterait une validation sur des aspects théoriques car il ne sera pas évident de pratiquer durant l'internat » « Le coté obligatoire me gêne: POSSIBLE MAIS NON OBLIGATOIRE. Cela doit rester sur une base de volontariat de l'interne. » « Elargir le module OGD du Nord-Est à toute la France et le rendre obligatoire pour toutes les maquettes » « Oui ça peut servir aussi si on reste à l'hôpital. Mais c'est surtout très utile pour ceux qui vont dans le privé » « J'espère rester dans le public et ne jamais avoir à gérer une entreprise, et avec déjà beaucoup de choses à faire je ne vois pas où je placerais une formation obligatoire qui ne me servirais à rien. » « Tout le monde ne s'oriente pas forcément sur de la direction d'entreprise, on peut être simple salarié. En revanche une formation optionnelle complète serait un plus, accompagnée d'une "initiation" pour tous - car même un salarié doit savoir "gérer" son équipe, mais ne doit pas forcément connaitre sur le bout des doigts l'ensemble des subtilités administratives. » « Peu d'intérêt pour les internes se destinant à l'exercice hospitalier et possiblement un très mauvais signal renvoyant l'image d'une biologie commerciale. »

 

Une synthèse SJBM's style est prévue très prochainement ;-)

Pour le bureau du SJBM, Lionel Barrand

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